le poète et l'arlequin - suite2

Publié le par Fab le lyonnais

Aucun moment n'est le bon, sauf pour les choses agréables

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Woody Allen

 

 Le poète et l’arlequin – Bambane de Fourvière au mur des célébrités

 

     Le lendemain matin, sur le coup des huit plombes du mat’ on tire notre bidoche des plumes car le monde appartient à ceux qui se dépieutent au cul du chat. J’aime bien cette expression qui traduite en vieux français signifie : « dès potron-minet » c'est-à-dire à la pointe du jour. Lorsque nos anciens se levaient tôt dans les campagnes, ils apercevaient l’écureuil surnommé le jacquet qui s’affairait tôt  levant son popotin, c'est-à-dire son postérieur qu’on appelait le potron. On disait alors : « dès potron-jacquet ». Et puis l’urbanisation se développa ; il y avait de moins en moins d’écureuils et celui-ci fut remplacé par le chat, c'est-à-dire le minet et c’est pourquoi à l’aube du XXème siècle, l’expression devint : « dès potron-minet ».

 

    Jean prend son petit déj’, sucré ; il prépare son cuchon de tartines beurrées et confiturées qu’il se fait glisser dans le corgnolon avec un grand bol de café noir allongé d’un nuage de lait.  En ce qui me concerne, soucieux de ma ligne, j’opte pour du salé et je préfère m’enquiller une tranche de jambon, deux œufs frits, un saint Marcellin avec une tranche de pain complet (pour les fibres), et je m’humecte le cornet avec un gorgeon de Macon blanc.

 

     Nous vela fin prêt pour une longue bambane, le ciel est nuageux mais non menaçant, il fait doux avec une légère brise, un temps idéal pour ne pas mouiller de trop la liquette. Je nous dépose à Fourvière. 

     Nous commençons comme il se doit par la visite de la Basilique avec tout d’abord la crypte en sous sol dédiée à Saint Joseph et qui comprend quelques recueilloirs représentatifs de madones célébrées dans différents pays : la vierge de Fatima (Portugal), la vierge noire de Czestochowa de Voïvodie en Pologne, la vierge de Vailankanni Tamoule de l’Inde, une vierge de Hongrie… et aussi l’immense mosaïque commandée par l’association des pèlerins et qui retrace le chemin de Compostelle avec la liaison entre les basiliques de Lyon, du Puy, et de St Jacques.  Nous montons ensuite à l’intérieur du chœur très lumineux avec ses vitraux, ses nombreux tableaux  et ses colonnades qui ne laissent pas insensibles les visiteurs, croyants ou profanes.

     Nous nous rendons ensuite vers le terre plein et sa vue panoramique qui permet l’observation depuis le nord-est à Caluire jusqu’au sud-est à Feyzin avec la vue de tout Lyon, des quais de Saône à Villeurbanne, puis au loin jusqu’à la centrale du Bugey avec ses trois immenses cheminées ; et on peut même apercevoir les Alpes et le Mont-Blanc.

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     Il s’agit maintenant de commencer la bambane alors nous passons devant la Tour métallique, structure de près de 86m de haut, copie du troisième étage de la Tour Eiffel. Elle a été construite de 1892 à 1894 pour ériger sur la colline de Fourvière un monument républicain qui soit en opposition avec la Basilique, (ce qui démontre une fois de plus que lorsqu’il s’agit de péter plus haut que son cul, la démesure sera toujours le propre de l’humain). En 1914 pour l’exposition universelle de Lyon, elle possédait un restaurant et un ascenseur hydraulique qui pouvait conduire 22 personnes à l’observatoire placé à son sommet. Depuis le 1er novembre c’est une antenne relais de la R.T.F.(notre téloche actuelle) et elle supporte un émetteur non accessible au public.

 

     Nous nous enquillons alors dans la descente de la Montée (tout en escayers) des Carmes Déchaussés, moines contemplatifs et apostoliques qui suivaient les préceptes des carmélites et marchaient pieds nus. Leur couvent tout proche est maintenant le siège des archives départementales. Nous arrivons à Saint-Paul, avec à notre gauche la gare et à droite, à la hauteur de l’hôtel particulier qui abrita la nuit de noces du bon roi Henri IV, le début de la rue Juiverie où le chevalier Bayard s’entraînait aux tournois et qui comporte trente six blasons des échevins de Lyon, et la boutique de l’horloger de Saint Paul rendu célèbre par le film de Bertrand Tavernier et l’interprétation de Philippe Noiret.  

 

     Nous tournons à gauche devant l’esplanade de la gare, passons devant l’église Saint Paul construite vers 549 par l’évêque de Lyon Saint Sacerdos et qui est fermée. Dommage ! J’aurais pu montrer à Jean la collection de ciboires, les médaillons elliptiques des anges musiciens et à l’intérieur, du fait des diverses restaurations, un mélange architectural de roman byzantin de gothique rayonnant et de gothique flamboyant. Gerson IMG 0810

 

    

       En face de l’église, dans une voute du mur de soutènement de la rue Saint-Paul la statue de Gerson, théologien mystique, est représentée avec un enfant car, grand chancelier de l’université de Paris, il se retourna contre Philippe le Hardi, duc de Bourgogne, son protecteur, qu’il tenait pour responsable de l’assassinat du duc d’Orléans et après deux ans d’exil il revint en France où il termina sa vie en se consacrant à l’éducation des enfants pauvres.

 

 

   murdeslyonnais  Nous traversons la Saône à la passerelle Saint Vincent qui nous permet d’accéder au mur des célébrités où, sur les 800m² des trois faces de l’immeuble 31 personnages sont représentés de l’empereur Claude à Bernard Pivot en passant par St Exupéry,  Jacquard, Ampère, Juliette Récamier, Louise Labé, Bocuse et Frédéric Dard, Edouard Herriot, l’abbé Pierre, … C’est un des nombreux et premiers murs peint et l’incontournable passage des touristes venant visiter Lyon. Mêmement que des sampilles de lyonnais y ne sont jamais venus l’admirer.

     Nous décanillons le long du quai Saint Vincent en direction de Vaise. La visite continue.

 

A suivre… 

 

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zouzounette40 29/11/2010 22:02



vous avez du vous régaler.....ah ! je voudrais un jour être ton hôte....une visite guidée comme ça ...ça ne se refuse pas !!! super !!



cheyenne 18/09/2010 11:49



salut, Conteur!  alors tu nous à  encore laissé en plan? j'espère que tu sais au  moins qu'il y a le salon du side car à Lyon  fin octobre ? je
vais essayer d'y aller, mais pas facile  car   nous serons au pays Basque , il faudra que j'écourte le séjour pour aller  au salon.,surtout au là bas, il y a 
tous mes poteaux  "les Roule Peut-Etre" qui m'attendent...- Bon week end, Fab et bonjour à la Ginie  si tu la vois  -


 



Sandisa 12/09/2010 12:50



Avec un guide possédant ta verve , la visite de Lyon ne serait pas un calvaire !!! on oublierait d'avoir mal aux pieds !!!



jeansanterre 10/09/2010 21:50



Bonjour Fab et Bonjour mesdames que je tiens à rassurer, d'abord Cheyenne quand aux agapes, j'ai fort bien digéré ces mets et vins délicieux que nous avions pris le temps de déguster en gourmets
Fab et moi , d'ailleurs je reste sur ma faim aujourd'hui encore ! Que Ginie se rassure, j'ai des pieds de randonneur et la seule souffrance était de ne pouvoir rester plus de jours à Lyon pour
une visite plus complète. De toute façon, j'y retournerai, mais pas comme je t'en ai parlé Fab car le Ciel m'est tombé sur la tête ! mais c'est une autre histoire ... irracontable pour l'instant.
Je vous souhaite à tous et toutes une bonne nuit et au plaisir de vous lire dans vos blogs respectifs. A bientôt. AMITIE. Jeansanterre.


 



ginie 09/09/2010 08:49



Bonjour pipa , un passage pour te dire que l'instituteur de Yoan est un écureuil éhéh il s'appelle jacquet !! Quant à ce pauvre Jean il est peut -être à la soupe mais je pense aussi que c'est
pieds doivent trempée dans l'eau froide et qu'il doit se faire des massages parce que tu les a fait chauffé à visiter tout ça !! Bon je file voir quelques blogs, de gros soucis au boulot monopole
mon attention mais je tenais à venir te faire une bise de pie hihi.........à plus et merci pour le récit............flap flap flap