chroniques préhistoriques - 7 - l'enfant

Publié le par Fab le lyonnais

 

En ces temps reculés de la préhistoire, la vie était rude.


     Lorsque Bic se désensommeille, il zyeute au pied de l’arbre qui lui sert de refuge pour la nuit, Biscotte, lequel voyant l’humain bouger, remue sa queue en poussant de petits glapissements de plaisir. Les deux jours qui suivent, confortent l’attachement réciproque de l’homme et de l’animal.

 

     Ils chassent ensemble. Ils jouent de temps en temps à simuler une bagarre sans jamais se faire de mal. Les nuits, Bic ne se réfugie plus dans un arbre et s’endort confiant dans la surveillance de l’animal. Le chien n’a même plus de crainte devant le feu que l’homme allume ou éteint selon sa volonté.

 

     Le quatrième jour les conduit dans une contrée vallonnée, verdoyante et giboyeuse parsemée de nombreux points d’eau. Bic récolte parfois des tubercules et des légumes sauvages comestibles que son ami le sorcier- guérisseur-naturopathe lui a appris à reconnaître. Il en agrémente les plats de viande et Biscotte trouve cela à son goût.

     Traversant une futaie, des cris de détresse se font entendre. Il s’agit à n‘en pas douter de cris d’enfant.

 

     Il accélère son allure jusqu’à ce qu’un spectacle inquiétant se présente à ses yeux. Un jeune garçon perché sur une branche qui vacille dangereusement est entouré de cinq loups qui cherchent à le faire tomber en se jetant contre le tronc du jeune frêne où l’enfant a trouvé refuge. Pour ces prédateurs, la proie est facile. Ils en bavent d’avance, les babines retroussées.

 

     Bic en hurlant et en courant se lance à l’attaque, suivi à vive allure de Biscotte qui aboie très fort. D’un coup de pieu, il blesse un premier fauve et sans s’arrêter, pris par son élan, il en taillade un second avec le solide couteau offert par le Chef.

     Le chien n’est pas en reste, il a saisit un loup à la gorge et le secoue furieusement. Désorienté par la brusquerie de l’attaque les deux derniers loups reculent et s’enfuient précipitamment suivi des deux blessés claudicants. Ils sont rejoints par le cinquième qui, ayant réussi à se dégager et le poitrail rouge de sang, ne demande qu’à sauver sa peau.

 

Bic hurle à l’attention de Biscotte « Laisses ! Ils n’ont fait que chercher de la nourriture. »

Le chien qui se précipitait à la poursuite des loups s’arrête net et revient en trottinant vers son maître.

 

     Le jeune garçon, vaincu par l’émotion, s’est laissé tomber à terre. Bic, après un rapide examen, constate qu’il n’a que quelques blessures superficielles qu’il soigne à l’aide des onguents que lui a remis le sorcier.

Biscotte en a profité pour aller chasser et ramener du gibier. Le repas est vite préparé et chacun mange de bon appétit.

Le garçon remis de sa frayeur est très intrigué par ce feu domestiqué et par le chien qui semble l’ami de l’homme.

 

     Bic mime les circonstances qui l’ont conduit à comprendre comment allumer un feu tout en le gardant prisonnier et comment, libérant le chien il s’en est fait un ami. Le garçon intéressé et amusé explique à son tour ses mésaventures, avec un mélange de gestes et de paroles.

     Tombé accidentellement dans le fleuve proche du campement de sa tribu et emporté par le courant, il ne dut la vie sauve qu’à un tronc d’arbre auquel il s’accrocha et qui le mena vers l’autre rive. Il est de ce fait très loin de son territoire. C’est en allant chercher du secours, qu’il a croisé le chemin des loups affamés.

 

Bic l’assure de son aide.

« Nous partirons demain matin et nous retrouverons les tiens. La nuit est proche et de toute façon après ces émotions, quelques heures de sommeil ne nous feront pas de mal. »

 

     Avant de s’endormir, Bic réfléchit : « S’il n’avait pas demandé la main de Gaéa, il serait resté avec sa tribu et l’enfant serait mort dévoré par les loups ». Bic se demande si une force mystérieuse ne guide pas les pas et les décisions des humains.

     C’était la première perception d’une divinité (autre que les forces naturelles) régnant au dessus des hommes.

 

Etonnant non !!!

     Une petite pensée pour l’homme, un drôle de pataquès pour l’humanité lorsqu’on songe à l’usage que certains font de leur Dieu

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sandisa 22/11/2009 16:47


Il était donc prédestiné de toute éternité ! ... je vois que pour toi les choses s'enclenchent au mieux ! bravo  Fab , la reconnaissance est là !


ginie 21/11/2009 19:41


Je vois que tu as une nouvelle fan depuis plusieurs articles elle  est fidèle au rendez-vous. C'est dingue ça c'est quoi ce diner gastronomique avec 3 fenottes pourquoi je suis la dernière au
courant ? C'est y quoi toutes ces cachoteries !!! il y a "cou fourré " ou harensaures sous roches préhistoriques ce week-end !! Bon revenons à nos mouton euh à nos préhistoriques. Pas mal cette
histoire pipa ...mais à ce train là la prétendante elle va avoir des cheveux blancs avant qu'il revienne !! Je sais toujours pressé la pie c'est que la vie est si courte alors faut pas louper une
occasion, alors j'espère qu'avec son copain biscotte y vont nous ramener une tête de tiranorus Rex !!! hihi . Merci pour tes gentils coms  ET BON WEEK- end j'espère en savoir un peu plus
...........Bisous .............flap flap flap


ysengrin45 21/11/2009 18:43


Comme tu dis. Entre l'idée et l'usage il y a des mondes. Mais bravo à ta chronique des temps préhistoriques ! Amitiés.


sucramus 21/11/2009 16:23



En passant chez Thaddée, j'ai pensé que son blog pourrait t'intéresser, ainsi qu'à Jeansanterre...Dans mes fav...Elle parle de Lugdunum ici http://papier-de-verre.over-blog.com/categorie-11126604.html



Sucra 21/11/2009 13:46


Tu sais quoi mon Fab', ton histoire dans sa grande diagonale me fait pernser au roman de Jean Auel, "Les enfants de la Terre"  http://www.mondalire.com/enfterre.htm#hp1 J'ai lu cette saga avec beaucoup d'intérêt...Mais la tienne est aussi humaine et  surprenante
voire plus empreinte d'humour, ais pour toi , c'est inné !!!