chroniques préhistorique - 9 - musique

Publié le par Fab le lyonnais

 

Le rire, c’est comme les essuie-glaces : il permet d’avancer, même s’il n’arrête pas la pluie !

Gérard Jugnot

 

 

En ces temps reculés de la préhistoire, la vie était rude.

 

     L’enfant et le chien sont devenus de bons amis. Bic sait qu’il peut les laisser seuls, le chien protégera l’enfant. Cela lui permet de partir en éclaireur et de sécuriser leur chemin en évitant de croiser, une nouvelle meute de loup, le terrain de chasse d’un ours, un tigre aux dents de sabre...

 

     Le soleil est haut dans le ciel, lorsqu’à la sortie d’un bosquet, Bic aperçoit au loin une fumée qui signale la présence d’un habitat d’êtres humains.

 

     - C’est peut être ton clan, dit-il à l’enfant ; mais approchons nous sans nous faire remarquer, on ne sait jamais !

 

     L’enfant piaffe d’impatience mais obéit sans discuter. Il a une confiance totale dans cet homme qu’il respecte et qui lui a prouvé qu’il agit sans peur, mais sans prendre de risque inutile.

 

     Bien en avant du camp, Bic remarque quelques membres de cette tribu qui scrutent attentivement les environs. Ils tiennent d’une main un long bois recourbé tendu par une sorte de liane et de l’autre quelques petites baguettes terminées d’une pointe en os.

 

     Je connais ces hommes, dit L’enfant ; ils sont à la fois chargés de prévenir le clan et d’empêcher l’intrusion suspecte d’hommes ou d’animaux sauvages. Nous appelons arc et flèche les instruments qu’ils tiennent.

Tu verras !

 

     - Signale ta présence, fais toi reconnaître et rejoints ta famille et tes amis. Je reste là avec Biscotte. Si les membres de ta tribu souhaitent ma présence et me parler, tu les conduiras vers moi.

     L’enfant embrasse son ami et exécute en tout point les consignes.

Il s’éloigne à couvert et ne se montre que lorsqu’il estime que les guetteurs n’ont plus Bic, dans leur ligne de mire.  

     Celui-ci, s’assoit sur une souche, le chien couché tranquillement à ses pieds ; Il se dit que leur jeune compagnon n’est pas craintif et méfiant comme ces humains des tribus agressives qui ne connaissent que la loi du plus fort. Il est de plus attentif et curieux, courageux et endurant dans l’effort. Son entourage ne peut être différent.

     Tout en songeant qu’il aimerait bien connaître ces hommes, il ramasse machinalement un roseau parmi les nombreuses tiges coupées à différentes longueurs sans doute abattues par une récente tempête. Toujours machinalement, il souffle dans l’extrémité du tuyau. Un son mélodieux en sort. De surprise il lâche le roseau ; il en reprend un autre et souffle à nouveau ; cette fois le son est différent. Il en essaie plusieurs et à chaque fois il constate que le son varie en fonction de la longueur du tuyau. Alors, avec une fine liane, il attache plusieurs roseaux l’un contre l’autre par ordre de grandeur ; puis en soufflant et déplaçant la ligne des tuyaux, il crée une douce mélodie. Il s’arrête et rit sous le regard étonné de son ami le chien.

 

Bic venait de découvrir la musique et la flûte de pan

 

Etonnant non !!!

Une petite mélodie pour l'homme,

Un grand pas vers la musique pour l'humanité.

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zouzounette40 12/12/2009 09:54


un joli son la flûte de pan.....j'aime beaucoup....

http://www.youtube.com/watch?v=vHV5ukFL0NU

CELUI CI 0 FAIT PLUS FORT ENCORE....


cheyenne 28/11/2009 11:21


PS toutes mes  plates  excuses pour l'espace et virgule  à "conteur"... c'est une faute  de frappe   comme j'en fais tant !



cheyenne 28/11/2009 11:18


mais  tu  sais  que   ça pourrait  être un scénario, ce que  tu nous écris là?  il y a déjà  eut pas mal de
choses  de  ce genre,  mais  sans la poésie que tu  y mets... -
Pour le costume d'apparat quand  j'ai reçu " les glandus"... que nenni  -  chez moi je traîne en" tenue  chats" ( à cause des poils!)...:jeans qui ont  vu de
meilleurs  jours, des sweet informes - l'été je  fini les  vieux  jeans  en coupant les pattes -  ça fait des shorts -  avec des trous aux fesses souvent,
mais  ça fait  de l'aération -
Mais quand  tu viendras, promis je ferais un effort -
BOn, j'ai émigré  dans mon bureau  car  Paul est  en train de de faire  de la garbure... juste  après le  petit  déj, l'odeur  des choux, c'est pas
triste .Bon week end, Con,teur de Fariboles !


Sandisa 28/11/2009 07:23


Le héros de ton histoire me plait infiniment  car il est curieux , inventif et  altruiste ...La flûte des Andes est un merveilleux instrument et l'origine  que tu lui as donné aurait
pu être  comme cela ! .. qui le sait , ... hormis toi bien sûr !!!
Cette  histoire deviendra un livre , non ?


Frambel 27/11/2009 23:49


Bonsoir:Encore une bien belle suite de cette fabuleuse histoire, je prends vraiment du plaisir à lire chez toi:J'aime beaucoup....tant de tendresse, avec cet enfant et ce chien:
Un peu de douceur fait bien aux coeurs :
Amitié et bon Week-End :