Charly

Publié le par Fab le lyonnais

Au revoir Charly !

 

     Ce mardi 24 novembre 2009 à 18h, je t’ai accompagné pour ton dernier voyage.

Depuis 18 ans que nous sommes ensemble, et ces 8 dernières années où tu m’as accompagné dans mes galères, mes espoirs, ma désespérance, mes plaisirs, mes enthousiasmes, mes joies, j’avais pris l’habitude de croire qu’il ne pouvait rien t’arriver.


Tu connais ma sensibilité, mes inquiétudes, alors tu as décidé de partir sans me laisser le temps de me faire du souci pour toi.

Tu n’as jamais été malade comment pouvais-je croire qu’une seule maladie survenue aussi brutalement allait te terrasser en moins de trois jours ?

 

Il m’a fallut beaucoup d’amour pour toi, pour que j’accepte que la vétérinaire abrège tes souffrances à venir car si jusqu’à la dernière minute tu n’as pas connu la douleur, tu allais inéluctablement mourir de faim, de soif, de déshydratation.

 

Quand tes yeux verts se sont fixés dans les miens au moment de t’endormir, j’ai su que tu comprenais et ton regard un peu triste semblait me dire :

 

     - Au revoir ! N’ai pas de chagrin, je ne te quitte pas, je m’éloigne juste un moment !

     - Merci de  m’avoir aimé !

 

Si un jour, vous me croisez dans la rue, sur les chemins, si vous me trouvez bien raide, le dos et la tête bien droits, ne dites pas :

     - Il est devenu fier et hautain !

C’est tout simplement que Charly est lové sur mon épaule, autour de mon cou et qu’il continue de m’accompagner.

 

 

Tu as rejoints Rusty et mon dernier hommage, est cette fable qui va bien à tous deux et qui est dans mon livre.

 

LE CHIEN ET LE CHAT

Où Florian ici nous interpelle.

Chez les humains ne brille pas l’étincelle de la fidélité.

Ce malheureux clébard  que tu viens d’abandonner,

Il continue de t’aimer. Prends-le comme modèle !

 

Un vieux cabot fut un jour fourgué par son patron

Sans la moindre vergogne, pour quelques picaillons.

Le bestiau se trouva alors manu militari,

Agriffé à une niche sans avoir rien compris.

 

Le clebs brisa sa chaîne et puis il renquilla,

Haletant, tout crotté, dans sa première casbah.

Il pensait y recevoir tout un flot de caresses

Félicité par son maître pour sa belle prouesse.

 

Pour seul prix de son zèle, le malheureux clébard

Fut traité quelle horreur ! De corniaud, de bâtard,

Malgré son pédigrée qui remonte aux croisades.

Il reçut de sa vie la plus forte engueulade.

 

En goûtant de la trique, il fut vite reconduit,

A sa nouvelle cambuse où à moitié groggy,

Il s’abousa dans l’herbe, tristounet tout meurtri

Quand un greffier survint et s’assit près de lui.

 

Le chat biglant son pote, tristounet tout couyon.

Lui glissa à l’esgourde : - Considère cette leçon

Comme étant salutaire, pour pas finir blaireau.

Ne crois pas qu’les humains considèrent les bestiaux

Avec toute l’affection et cette fidélité,

Que seul un vieux clébard est capable de donner.

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Marie-claire Fombonne 02/12/2009 20:09


Il faut aller sur ton site pour avoir de tes nouvelles  frérot! Nous compatissons à ton deuil, ton greffier était très sympa et nous comprenons que ce fut un vrai crève coeur de t'en séparer.
j'ai vécu la même situation avec notre minette.
 18 ans  représentent une tranche de vie importante et contrairement à ce que l'on colporte, le CHAT, quoi indépendant, est, en  plus de son intelligence, très attaché à son
maître. Pas cette affection salivante du chien, non, plutôt une complicité, une duplicité, une relation plus spirituelle. Tu as raison de continuer à dialoguer avec ton mistigri, il t'a su grée de
la désertion de sa petite maîtresse et plus que beaucoup d'autres animaux, je crois le chat aussi  réfléchi que pas mal d'humains, avec ses moyens et ses moustaches impériales. peut-être
y a-t-il un paradis des matous. bises.   Ta  frangine.


Sucramus 27/11/2009 13:21


Voilà un grand témoignage d'humanité universelle. Oui, l'humanité ne se limite pas au genre humain (c'est ma perception) mais à l'ensemble de son environnement
terrestre.
Je n'ai plus d'animaux depuis longtemps, le dernier était un chinchilla dont j'ai raconté l'histoire sur Orange. Je n'ai plus d'animaux non pas parceque je ne les aime pas au
contraire , la preuve est, que lorsque j'en rencontre au hasard de mes périginations, ils me font la fête, ils me reconnaissent comme un des leurs. C'est toujours difficile de perdre un
compagnon, certains animaux ont plus d'humanité que certains hommes...


zouzounette40 26/11/2009 22:08


c'est très triste de perdre un animal..que ce soit...chat chien....ou autre...on les aime, on les soigne ..et ce sont des compagnons de vie...dans nos
solitudes...........je comprends ton chagrin, et je suis sûre qu'il est parti heureux et tranquille....je redoute la mort de la mienne....parce que même si, elle perd ses poils, elle chasse des
bestioles et me les rentre dedans....c'est quand même une compagne....qui me réchauffe ...la nuit..............bisous Fab..heureuse de savoir que tu as reçu....


ginie 26/11/2009 20:51


Mon pipa, de la haut notre petit Charly doit être content de toutes ces gentillesses que tu viens de lui dire. Notre matou va nous manquer mais pendant 18 ans il aura su rythmer notre vie de
moments drôles et tendres et nous lui avons bien rendu par des caresses et des soins journaliers surtout toi depuis ces dernières années. C'est évident le geste qu'il fallait faire pour une
dernière fois le remercier de toute son affection et de ne pas le laisser souffrir puisque jusque là il n'avait pas eu mal, c'était de l'endormir pour l'éternité. C'est aussi ça aimer, laisser
partir les gens qu'on aime et ne pas les maintenir en vie coute que coute. Tu as évidemment bien fait et le premier qui t'en ai reconnaissant c'est notre petite boule de poil !!! Allez pipa ne t'en
fais pas comme tu le dis il n'est pas seul il est avec rusty............Je te fais de tendre bisous et caresse sur ton épaule avec mes plumes petit charly brown.................flap flap flap


ta petite ruine 26/11/2009 19:37


Merci mon poupa pour ce bel hommage à Charly...j'en ai versé des larmes aussi mais je sais qu'il a rejoint mon rusty. Je sais qu'il continuera de veiller sur toi de là haut je lui ai demandé.
Je n'oublierai jamais tous ses souvenirs qui nous lient, quand il dormait au pied de mon lit, quand il se faisait confident, quand je versais des larmes il venait me réconforter d'un affectueux
ronron; il fut mon petit chat, ma charlotte comme je le surnommais, je frottais mon petit nez contre lui quand on était enfant et je sais que quand je venais te voir il me reconnaissait.
Je sais que tu t'es si bien occupé de lui, tu as bien fait de faire un dernier geste d'amour pour éviter qu'il ne souffre...Je suis triste de n'avoir pu l'accompagner mais il sait que je
l'aimais.
A mon charly qui me manque déjà mais reste dans mon coeur, merci mon poupa